CURTIS Jean-François est stratégiste, administrateur de société d’état, analyste senior en stratégie et expert projets stratégiques du Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD).
Fort de 24 ans d’expérience en études, audit et conseil, il a accompagné des organisations dans des environnements complexes, en lien avec la stratégie, la durabilité, la sécurité, la gestion des risques, la gouvernance et l’intelligence stratégique.
Ses domaines d’expertise incluent notamment la gestion de crise, la veille et l’analyse prospective, la gouvernance, les relations internationales et la développement durable (notamment la lutte contre la dégradation des terres). Il intervient régulièrement sur des problématiques mêlant vision stratégique et prise de décision opérationnelle.
C’est en qualité de Conseiller Technique auprès du Premier Ministre, qu'il a contribué de 2007 à 2012, à mettre en place et animer plusieurs mécanismes de sortie de crise, dont le Groupe de Travail sur la Réforme du Secteur de la Sécurité (GTRSS) puis, il a notamment, participé à l'élaboration de la Stratégie de Sécurité Nationale.
Depuis 2013, il intervient comme Expert auprès de l’Université de Leicester en Angleterre, dans le Panel d’Experts Internationaux pour la Sécurité (SCID). La même année, il contribue à la conception du Plan Stratégique Régional de Développement Durable (PSRDD) pour la région de la Nawa (Côte d’Ivoire). Par ailleurs, il intègre en 2015 le Conseil d’Administration de l’Association pour la Coopération et la Recherche en Développement (ACORD), une ONG panafricaine.
En 2016, il est nommé Conseiller Technique du Ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, assurant des missions de gouvernance, d’intelligence et de veille stratégique. Dans le cadre de la politique forestière ivoirienne, il devient en 2017 Conseiller Technique du Ministre des Eaux et Forêts, responsable de la veille et de la gouvernance sectorielle. En 2021, il accède au poste de Conseiller Spécial du Ministre des Eaux et Forêts et est désigné Expert National au Bureau National de la Prospective et de la Veille Stratégique (BNPVS) du Ministère du Plan de Côte d’Ivoire.
Enfin, en 2022, il est nommé Conseiller Stratégie du Président de la 15ème Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (COP15 UNCCD).
Expérience professionnelle· 17
Strategic Advisor to the President of the UNCCD COP15
UNCCD COP15, Abidjan, Côte d’Ivoire
2022-2024
Led strategic positioning of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD) through high-level political advocacy, partnership development, strategic communication, and participation in ministerial meetings.
Special Advisor to the Minister
Ministry of Water and Forestry, Abidjan, Côte d’Ivoire
2021-2022
Formulation of the national forest strategy and strengthening of forest sector governance/Participation in high-level meetings
National Expert
National Office for Foresight and Strategic Watch, Abidjan, Côte d’Ivoire
2021
Board Member SODEMI Board Member SODEMI, representing the Minister of Forestry and Waters
Minister of Forestry and Waters, Abidjan, Côte d’Ivoire
2020-2021
Strategic repositioning of SODEMI in the mining sector, restructuring of the company and improvement of governance
Technical Advisor to the Minister
Ministry of Water and Forestry, Abidjan, Côte d’Ivoire
2017-2021
Member of the International Experts Panel
Security, Conflict and International Development (SCID)
2013-2018
Program, University of Leicester, Great-Britain
Senior Research Officer to the Executive Management
National Development and Technical Studies Office (BNETD), Abidjan, Côte d’Ivoire
2001-2018
Technical Advisor to the Minister
Ministry of Defense, Abidjan, Côte d’Ivoire
2016-2017
Formulation of national defense policy and strengthening of defense sector governance
Expert/ Country Assessor
Government Defense Anti-Corruption Index, Transparency International, London, Great-Britain
2014-2015
Technical Advisor to the President
NAWA Regional Council, Abidjan, Côte d’Ivoire
2013
Formulation of the region's sustainable development strategy and improvement of governance
Technical Advisor to the Prime Minister
Office of the Prime Minister, Abidjan, Côte d’Ivoire
2007-2012
Contribution to crisis recovery in CI/Animation of several high-level working groups
Assistant to the Special Advisors
Office of the Prime Minister, Abidjan, Côte d’Ivoire
2006-2007
Technical Secretary
Strategic and Security watch cell (CESS), National Program for Disarmament, Demobilization and Reinsertion, Abidjan, Côte d’Ivoire
2003-2006
Contribution to disarmament and negotiations between former belligerents
Security Advisor of the Chairman
SILS Technology, Abidjan, Côte d’Ivoire
2003
Security Technical Secretary
Strategic and Security watch cell (CESS)
2002
Organization Committee of the 23rd Universal Postal Union Congress (UPU)
Intern
Department for Strategic Affairs (DAS), Ministry of Defense, Paris, France
1999
Military Service
Army press department
1997-1998
Formation· 4
Certificate of Board Members of Public Companies
2023
Certificate in VIP Protective Operations and Securing International Conferences
Group 77, Military Intelligence, Cairo, Egypt
2017
Post-graduate Degree in strategic studies and defense policy
School of Advanced International Studies (EHEI), Paris, France
1998-1999
Master Degree in International Relations and Diplomacy
Schiller International University, London, Great Britain.
1993-1996
Distinctions & Prix
National Defense Medal
1998
Order of Merit Medal -Côte d'Ivoire
2019
Labor Honor Medal-Côte d'Ivoire
2022
Affiliations· 4
ONG ACORD
Charity work
French Center For Research on Intelligence (CF2R)
Columnist
STRATEGEO
Blogger created my own blog dedicated to strategic analysis
Defense Magazine and Forest magazine
Columnist
Afrique : Les frontières en danger?En filigrane Les frontières africaines restent fragiles en raison du manque de politiques adaptées, de moyens suffisants et de pratiques professionnelles fiables. L’immensité des territoires et les contraintes écologiques rendent la surveillance particulièrement difficile. La coopération régionale demeure limitée, ce qui affaiblit l’efficacité des dispositifs frontaliers. Une stratégie nationale structurée autour du diagnostic, du renforcement des forces mixtes et de l’usage accru des technologies est indispensable. Une coordination régionale renforcée, fondée sur la mutualisation des moyens et la création d’unités spécialisées inter‑pays, est essentielle pour sécuriser durablement les frontières. Défis et vulnérabilités des frontières africaines La maîtrise des frontières se heurte à des limites tant humaines, juridiques, naturelles que technologiques. Plus le territoire est vaste, plus les limites de sa sécurisation et de sa maîtrise sont grandes. Le défi du contrôle et de la surveillance des frontières est donc suffisamment complexe pour que nous le couvrions intégralement. Quatre espaces sont cependant à considérer: les frontière terrestres, maritimes, aériennes et le cyberespace. Plusieurs maux affectent l'intégrité des frontières des pays africains, mais ces dernières années ont confirmé la nécessité pour ces pays, de se mobiliser davantage tant au niveau national qu'au niveau régional pour contrer lesdites menaces. Un diagnostic succinct des frontières des pays africains, fait ressortir entre autres vulnérabilités: a) L'absence d'une "politique nationale de maitrise des frontières"; b) L'insuffisance de ressources humaines et techniques adéquates de contrôle des frontières; c) le manque de professionnalisme et la corruption au sein de certaines unités chargées du contrôle; d) La fragilité étatique qui empêche certains pays en situation post-crise ou de crise de préserver leur intégrité territoriale (Mali, Burkina, etc.); e) L'immensité souvent hostile du territoire, nécessitant de lourds moyens techniques et humains (Niger, RDC, etc.); f) La fragilité écologique (désertification et sécheresse) de certains états en zone sahélienne par exemple; g) L'insuffisance ou l'inexistence d'une concertation efficace au niveau régional; h) L'inefficacité des dispositifs frontaliers existants notamment les postes de contrôle juxtaposés; i) Les faibles budgets alloués au contrôle des frontières. Cet état des lieux certes succinct, dépeint une réalité peu honorable sur la porosité des frontières des pays africains. Les conséquences de cette porosité grandissante sont multiples et complexes. Cependant, nous considérons les menaces suivantes comme étant les plus critiques: a) La criminalité transnationale essentiellement matérialisée par: le trafic de stupéfiants, le trafic d'armes, le blanchiment d'argent, le terrorisme et les réseaux de migration clandestine; b) L'immigration clandestine, qui prend de l'ampleur chaque année avec ses conséquences socio-économiques et sécuritaires; c) La propagation de maladies foudroyantes telles que Ebola. Sans renier tous les efforts déjà consentis par les Etats africains, pour sécuriser leurs frontières et pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens, nous proposons, une stratégie susceptible de faciliter la maîtrise des frontières de la région. Pour renforcer la maîtrise et la sécurité des frontières africaines La réponse passe par la mise en place d’une stratégie multidimensionnelle et inclusive, articulée en deux axes majeurs : a) Une réponse nationale: Pour assurer la maîtrise des frontières, il est primordial de commencer par un diagnostic complet des vulnérabilités et des points forts, afin d’établir une stratégie nationale claire. Cette stratégie repose sur la mobilisation de moyens humains (forces mixtes comme la gendarmerie, les douanes et la police) et technologiques (biométrie, drones, vidéosurveillance, radars, capteurs, etc.), tout en envisageant des options innovantes telles que l’implication des communautés locales. Trois piliers structurent ce dispositif : la surveillance, l’alerte et l’intervention, nécessitant la mise en place de mécanismes dédiés et le renforcement des capacités de renseignement. L’externalisation de certaines tâches à des groupes spécialisées, est également recommandée pour bénéficier de systèmes intégrés et efficaces. b) une réponse régionale: La dimension régionale de la lutte contre la porosité des frontières, repose sur une mise en commun des moyens de lutte et un partage de données. En effet, en mutualisant les moyens de chaque pays alors l'effort est partagé et l'action concertée, donc cohérente. Cette lutte étant couteuse, il convient que chaque pays du continent contribue à un effort collectif soit financièrement, soit en proposant des moyens humains et/ou logistiques. La coopération régionale demeure la solution la plus apte à renforcer l'imperméabilité des frontières et ainsi préserver les populations de menaces insidieuses telles que le terrorisme. La mise en place d'unités spécialisées inter-pays, serait une option efficace pour mieux maîtriser lesdites frontières. A l'instar de Frontex (Agence européenne de surveillance des frontières des pays de l'espace Schengen), la création de douanes de l'UEMOA serait un pas en avant vers l'efficience et un gage de coopération réussie dans la maîtrise des flux tant humains que matériels. Il est bon de préciser qu'un examen des forces et faiblesses des dispositifs existants dans des pays tels que la Corée du Sud, le Canada et la Suisse, pourraient inspirer les décideurs africains quant à choisir des solutions efficaces, durables et respectueuses des droits humains. La création de postes frontières modernes, équipés et opérationnels tant pour la surveillance, l'alerte et l'intervention, permettrait une meilleure gestion et/ou contrôle des frontières des pays africains. Aussi, la mise en place d'unités mobiles professionnelles aux frontières, permettrait une meilleure couverture de celles-ci. N'oublions pas enfin, que tout principe de surveillance, pose la problématique du contrôle démocratique et du respect des droits fondamentaux, du fait des multiples dérives possibles.
20 janv. 2026sécuritéAfriquefrontièrescoopérationstratégies



